N'y aurait-il pas un pépin?

N’y aurait-il pas un pépin ?


Je vais vous raconter une histoire de parapluie... mais avant, je vous propose un retour en arrière:


Il était une fois un pays où il faisait bon vivre. Oh bien sûr tout n’était pas parfait mais globalement, par rapport au reste du monde, on vivait bien dans ce petit pays qu’on appelait la France.


Tout le monde (ou presque) avait du travail. On pouvait se soigner gratuitement. Les femmes avaient réussi à se libérer de l’emprise masculine. Elles pouvaient faire des études, voter, travailler, avorter, porter des jupes et décolletés et même faire les seins nus sur une plage bondée.


Pour arriver à cela, il y avait eu des guerres, des révolutions, des manifestations. Il y avait eu aussi de grands Hommes qui faisaient de la politique au sens noble du terme.


Et puis forcément, après tellement de luttes, le peuple s’est reposé sur la démocratie. Avec une certaine naïveté, les français votaient, convaincus que ceux qui se présentaient, étaient forcément là non pas pour servir leurs intérêts mais pour se mettre au service de la Nation.


C’est comme ça donc que la France doucement, lentement, a chuté... Les grands Hommes ont été écartés par des imposteurs qui, avec leurs gouvernements respectifs, ont créé, en autres, un déficit abyssal.


Le chômage a augmenté, le travail qu’on faisait fièrement s’est transformé en une sorte d’esclavagisme. Tandis que le monde vivait des conflits importants, en France les avantages et les droits étaient insidieusement retirés.


Et puis un jour, alors que le peuple français était sur le point de se réveiller, sorti de nulle part, un jeune homme est arrivé sur le devant de la scène aux nouvelles élections. Plus qu’un homme politique, c’était un formidable concept marketing. Pas vraiment d’idées, pas vraiment de programme, le petit bonhomme vendait du rêve avec un talent de séduction fou.


Gainsbourg aurait chanté : Il était jeune, il était beau et sentait bon le sable chaud, mon légionnaire.


Macron promettait un changement radical...


Le monde de demain, lui, il allait l’inventer.

La France, lui, il la sauverait.


Bref, je vous passe le passage sur l’augmentation de la CSG, la privation de la SNCF, le terrorisme et tout le reste. Je vous propose de nous concentrer sur la coupe du monde de foot...


Une coupe du monde, c’est génial pour un gouvernement. On peut faire n’importe quoi ; le peuple s’en moque du moment où il y a les jeux à la télé et de la bière dans les cafés.

Pendant plus d’un mois, on oublie les conditions de travail, on oublie qu’on nous retire nos droits, on oublie qu’on nous infantilise et que se prépare, peut-être, une troisième guerre mondiale.


Les jeux, offerts au peuple, ont l’effet incroyable d'une drogue euphorique. Pendant qu’on crie de joie, la vigilance s’éteint, les yeux se ferment et le bon sens s’endort. Les esprits sont anesthésiés devant la douleur et les problèmes du monde !


Au passage, l’humain n’a pas évolué depuis le premier siècle puisque déjà le poète satirique Juvénal disait dans un poème:


Du pain et des jeux

et le peuple sera content,

il suivra aveuglément

les lois des seigneurs dieux.


Mais revenons à 2018 et à l’effet euphorique de ce qui s’est passé hier devant des millions et des millions de personnes.


Que s’est-il passé ?


Je vous réponds direct : Un problème de Parapluie qui est révélateur d’une ambiance inquiétante!


Bref, un vrai pépin !


Quèsaco ?


Ce petit problème de parapluie laisse entendre que les relations internationales sont désastreuses pour que la Russie humilie devant des millions de personnes le président français.


Cette humiliation, qui pourrait passer pour un détail, personne n’en a parlé dans les médias. pour ma part, elle m’a sauté au visage !


Je vous explique :


Vous savez tous que, depuis un moment, la France et les autres pays de l’Europe sont en froid avec la Russie et que beaucoup de présidents ont boycotté la coupe du monde. Notre cher Manu avait dit d’ailleurs qu’il n’irait pas SAUF si la France était en finale.


Et voilà que nos bleus gagnent !

Et voilà que l’empereur Macron est obligé d’assister aux jeux du cirque.


Je n’ai pas regardé le match, je n’aime pas ça. J’ai juste allumé la télé pour la remise de la coupe car je voulais voir comment cela allait se passer.


Et là, j’ai vu quelque chose de terrible : Alors que la foule était en liesse, alors que derrière les écrans tout le monde chantait, Poutine s’est avancé sur l’estrade pour remettre la coupe. Derrière lui, Macron.

Pas un seul moment, le président russe ne s’est retourné vers le français. Pas une seule accolade, pas un regard, pas un seul sourire.


Puis il s’est mit à pleuvoir.


Immédiatement, un gorille est arrivé avec un parapluie pour abriter le président Russe. Pendant des minutes, Macron, lui, est resté sous la pluie.


Dans son beau costume de premier de la classe, il faisait peine à voir. Pas un seul moment, Poutine ne lui a proposé de l’abriter.


Plus de parapluie ?

Dans le staff Russe personne ne savait qu’il allait pleuvoir ?


Ben voyons !...


Même moi, pour une simple balade à vélo, je regarde la météo ! Je sais à la demi-heure près, si je dois prévoir ou pas... Alors imaginez une coupe du monde où tout est calculé, minuté !


Bref, ce « détail », devant l’hystérie d’un jeu de ballon me sidère et m’inquiète. Les relations internationales sont-elles à ce point catastrophiques?


Ce soir, les bleus descendront les champs Elysée. Les gens chanteront et danseront.

Espérons juste que ce ne sera pas comme la danse des désespérés à Strasbourg , au moyen âge...


Une danse vers la fin...

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